dimanche 29 mars 2015

Scalawax dans le mag'

Ce mois-ci, dans Reggae Vibes Magazine #41, vous pouvez lire un article écrit par Brother Laurent qui résume une partie de l'interview donnée quelques mois auparavant sur Scalawax sound system et Dubwize shop.
Le voici :

Dub Wize et Scalawax sound system / Original Rude boys

Dub Wize est la plus ancienne boutique spécialisée en reggae encore en activité sur Paris. 

Le sound-system Scalawax et la boutique de disques Dub Wize, créés en 1992 par deux amis Rico et Keekos (disparu en 2013 à l’âge de 50 ans, RIP) rencontrés à l’Université de Jussieu, sont pour tous indissociables.





Très jeune Rico, originaire de Madagascar et habitant Vitry (94), va s’intéresser au reggae. Pour son mémoire de maîtrise, il décide de choisir la musique jamaïcaine et file à Londres. Il devait y rester un mois, il y stationne trois ans, interviewant toute la scène londonienne de l’époque (1989-1992). A son retour, inspiré par la scène reggae anglaise, il ouvre la boutique Dub Wize en avril 1992, alors située dans le 12ème arrondissement parisien, non loin de la place de la Nation.

Rapidement, une foule de sélecteurs et de passionnés se précipitent chez ce disquaire pointu. Le premier slogan de la boutique ? "Le reggae se consomme pur !" C'est la première boutique qui concurrence Blue Moon, véritable institution - Positive Musik avait fermé depuis quelques années et Patate Records n’avait pas encore ouvert sa boutique bien qu’il ait commencé à vendre des disques la même année... Plus qu'une simple boutique de disques, le magasin devient le point de ralliement de générations de passionnés de reggae.

Sa botte secrète : commander le plus possible directement chez les producteurs (et pas chez des grossistes !) tout en dépensant des fortunes en téléphone afin d’écouter les nouveautés jamaïcaines directement. Travail fastidieux s'il en est, il n’y a pas, à l'époque, l’ouverture complète des frontières, et il faut payer cher pour trouver un négociant en douane, le coût du transport se révèle exorbitant. Il faut rappeler aussi qu’à cette époque les commandes de disques se faisaient le plus souvent à l’aveugle, sur listing, sans écoute ! Rapidement, une foule de sélecteurs, de passionnés se précipite chez ce disquaire pointu. Le sort va aussi aider la boutique car, à l’époque, le célèbre Lord Zeljko habite non loin de là, et leur donne un coup de main en faisant leur promotion à la radio... Très vite, l’idée de coupler la boutique à un sound-system est lancée. Ils font leur première soirée, en 1992, dans un loft des Frigos (13e) avec le Sans Limite Crew.

Big Lee, originaire du quartier de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry (92), fréquente le magasin en tant qu’acheteur, mais ce n’est que quelques années plus tard qu’il va intégrer cette véritable école du sound-system. Toute une génération de soundmen va faire son rude apprentissage à la boutique Dub Wize et au sound Scalawax car ce sont des monomaniaques fins connaisseurs de la musique jamaïcaine, mais aussi des rude boys n’aimant ni les "m’as-tu-vu" et ni les prétentieux. Le langage est souvent fleuri, voire cru… On est loin des clichés rastas, ce sont avant tout des passionnés de musique jamaïcaine.    
Il faut dire qu’au début des années 90, toute une faune diverse souvent venue du rap va s’intéresser au ragga (aux sons minimalistes de l’époque) et aux sound-systems. L’ambiance des sounds est ainsi réputée pour être tendue : sur les tracts des sounds du début des années 90, on retrouve souvent la mention "sécurité maximum" et il y a même un tarif différencié entre hommes et femmes pour attirer la gente féminine, peu présente. C’est la grande époque de lieux mythiques comme la péniche Rubis, le Stadium Squash d’Ivry ou la Poterne des Peupliers. Ce sont de véritables outsiders, inconnus, qui vont rapidement se faire une place parmi les sounds de l’époque. Leur sound n’a pas de stars, ni d’artiste phare, c’est une joyeuse école ouverte où de nombreux sélecteurs, DJs, artistes vont faire leurs classes. Les premiers dubplates (Johnny Clarke et Cornell Campbell) qu’ils possèdent, c’est grâce à Aldo B. mais, rapidement, le fait d’être à la fois une boutique de disques et un sound (ce qui est unique en France à l’époque) va leur apporter un avantage concurrentiel.
Joyeux bordel 
En 1994, le magasin déménage au 60, rue Hermel, dans le 18e arrondissement, non loin des Puces de Clignancourt.

Le premier clash du sound sera contre le sound hollandais Echo Sonic à Amsterdam, le samedi 28 octobre 1995. Ils se produiront souvent à l’étranger et, en particulier, à Amsterdam, puis ce sera le clash à Paris contre le Blues Party de King Daddy Nono (R.I.P), le 24 février 1996. Ils enchaînent avec une rencontre avec le Saxon sound de Musclehead, le 1er juin 1996, toujours à la Poterne…

La première date de Big Lee en tant que sélecteur du sound - qui a toujours écumé toutes les boutiques de disques de reggae parisiennes même lorsqu’il sera vendeur à Dub Wize ! - a lieu le 21 juin 1996 dans le quartier de Belleville, pour la Fête de la musique. "Je m’en souviens, il y avait plein de monde et, finalement, ils ont cassé la vitrine du bar, ont essayé de partir avec la caisse enregistreuse, à l’époque, un rien pouvait faire basculer la vibe…"

Big Lee a une formule bien à lui pour caractériser leur mentalité : "Tu sentais le vrai, le peuple, c’était underground, la différence c’était ça. Tu ne pouvais pas aller chez King Dragon ou Standtall et prendre le micro, ils avaient leurs stars. Nous, on était open, c’était une école…" Il poursuit : "On a jamais répété, des fois, c’était n’importe quoi, mais il y avait une vibration de ce joyeux bordel…" Face aux grosses écuries, ils se distinguent par cette spontanéité et cette ouverture, mais aussi par des dubplates d’artistes en devenir à l’époque (Anthony B, Sizzla, Red Rat, Goofy…).

En 1997, le 7 mai, c’est la rencontre tendue avec le Standtall sound.

Il serait long d’énumérer les faits d’armes du sound avec la venue d’artistes anglais comme le Fatman sound, Stampede ou Tippa Irie…

Au départ de Keekos, en 1998, Big Lee devient donc vendeur à Dub Wize. "Tu sais, c’était le paradis, il m’arrivait de dormir dans le magasin, les disques se vendaient à peine les cartons ouverts, les gens se battaient pour les avoir, c’était de la folie !"

Mais, en 2006, face à la baisse régulière des ventes et la banalisation du téléchargement, Big Lee est contraint de quitter le magasin, Rico restant seul aux commandes.

Aujourd’hui, Big Lee est parti vivre à Toulouse, anime un blog (http://scalawax-biglee.blogspot.fr) et il continue à sélecter pour le sound-system Scalawax. Rico, lui, continu de vendre des disques dans son magasin de Stalingrad (4, rue Bellot, 19ème), nommé Skip a Dub depuis 2012. C'est une boutique typique avec un trésor de disques et toujours des nouveautés. Il y fait de la cuisine jamaïcaine tous les week-ends ou sur commande. Il a du s’adapter et monter un nouveau concept face à la situation économique du disque. Comme nous le rappelle Rico : "Notre force, c’est qu‘on est là depuis longtemps, qu’on travaille et qu’on a gardé notre passion intacte ! Il faut souligner que nous sommes encore un sound-system en activité et qui promotionne le vinyle."

Rico & Big Lee sont devenus, au fil du temps, de véritables légendes de la scène reggae parisienne. Une véritable institution à redécouvrir d'urgence ! 

Respects éternels à Rico, Big Lee et à tout le Dub Wize / Scalawax massive !


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En tant que fan de reggae et fidèle acheteur de magazines reggae depuis plusieurs années, je souhaite une longue vie à Reggae Vibes qui est le seul magazine reggae à lutter pour rester vivant...



samedi 28 février 2015

Birthday Jugglin Party


Ryal du Drum sound nous invite pour la Paris Jugglin' Party #6 special french sound system. C'est avec ces rendez-vous que le Drum sound a remporté dans la catégorie « meilleure soirée » le dance hall echo trophée mais aujourd'hui, on fête aussi l' anniversaire de Ryal.

Le Drum sound fait partie de nos vieilles connaissances. Ils sont de fidèles participants à notre événement annuel du reggae sound ball contest, qu'ils ont d'ailleurs remporté en 2009 et 2011.
Ils nous ont aussi souvent invité à participer aux événements organisés à l'époque par l'association Guide Us, comme les fameuses soirées en plein air appelées Zion Forest. Unique à l’époque dans la région parisienne.



Ryal et Malango ont de nombreuses fois été de passage à la boutique Dub Wize pour se fournir en disques et rester après la fermeture.
C'est donc un plaisir que de partager ce début de soirée chez Dub Wize devant un repas et apéro pour s'ambiancer et tchatcher sur les sélections stricly vinyl de chacun pour ce soir ; en attendant le livreur des fresh nouveautés qui n'arrivera finalement pas pour la soirée. C'est donc avec la peau du ventre bien tendue que nous partons pour la péniche « Dame De Canton ».


A mon arrivée, c'est Reeko du Soul Stereo qui est au contrôle des platines avec une sélection de vinyls news roots 90's comme à l'époque où il sélectait à l'Euro Bar.
L'ambiance est bonne et les massives arrivent petit à petit et c'est au Drum sound de prendre le contrôle des platines.

Les années apportent de la sagesse à Ryal qui nous ambiance sur une session de classics oldies et quelques bons dubplate pressés à l'époque sur acétate mais le sound reprendra leur deuxième set avec une toute autre approche. Un semblant de jeunesse éternelle (Forever young Ryal) sur du bon vieux dancehall des 90's. 

Jacob du Guiding Star s'orientera plus sur une sélection early digital Jammy's et restera dans les 90's pour le reste de sa sélection qui, j'ai eu l'impression, ne comportait aucun dubplate. Guiding Star étant pourtant réputé pour ses spécials.

Pour notre part, nous jouerons en majorité des tunes récents pour de ne pas suivre ces vibes oldies et quelques acétates qui représentent le Scalawax en laissant de côté les oldies que nous avions préparées.

C'était une soirée réussie mais j'ai le sentiment que, dans l'esprit des gens, les soirées à thème stricly vinyl sont synonymes de soirées oldies aussi bien pour les sélecteurs que pour les massives.

Je tiens à signaler que le vinyl fait actuellement un retour en force avec énormément de sorties chaque semaine. L'argument de dire que l'industrie du disque ne permet plus de jouer autre chose que des oldies ne tient plus.

Big up à tous les sélecteurs qui ne sont pas tombés dans du 100% mp3 pour les nouveautés et qui continuent à en acheter en vinyl et faire découvrir des sons qui ne tournent pas dans les autres sounds. Jouer uniquement des hits ou des classics pour s'assurer de ne pas faire un flop n'est pas un travail de sélecteur à mon goût ! 


Encore joyeux anniversaire à Ryal qui est peut-être passé du côté obscure du numérique mais qui (lui au moins!) vient toujours à la boutique même si ce n'est plus pour acheter spécialement du vinyl mais pour nous tcheck, manger ou prendre un apéro... big up Drum sound.

Photos : Drum sound

samedi 17 janvier 2015

Echo des Dancehall Trophées

Ce soir, vendredi 16 janvier, retour sur la capitale pour la remise de Dancehall Trophées 2014 ou je devrais plutôt dire les Dancehall Echo Trophées, organisé par Mystone l'animateur vedette de l'émission radio du même nom sur Aligre fm que j'ai eu au téléphone quelques jours avant pour avoir des infos sur le déroulement de la remise des récompenses. J'apprends que les nominés dans chaque catégories sont en réalité une sélection faite par un panel d'auditeurs de la radio et non une sélection faite par un jury ou sur la base de candidatures (sounds, radios, etc.). Les votants ont été les créateurs des listes de vote... La participation au concours n'est pas ouvert à tous. Voila pourquoi je pense que cette soirée aurait du s'intituler Dancehall Echo Trophées 2014.

Qu'importe ! C'est une bonne occasion pour donner des vibes, et revoir la famille et les amis sur une agréable péniche stationnée juste en face de la Cathédrale Notre Dame de Paris.
Fraîchement débarqué de la gare, je prends le contrôle des platines dès mon arrivée sur la péniche sur la sono contrôlée par Mr Stiff qui assure toujours une qualité de son pour les massives qui se déplacent. Ma sélection sera orientée sur des news peu jouées en sound car elle résume les différentes sorties vinyle mais non produits par des jamaïcains (américaines, japonaises, allemandes, anglaises et même espagnoles). La péniche se remplit doucement et les choses s'accélèrent vers minuit où les sounds commencent à s'enchaîner. Toujours stricly vinyl, c'est toutes les 30 min que le roulement aura lieu jusqu'à 2h, c'est sur le set de Tarzan qu'arrive le président de la soirée : Mystone.

Pour la remise des prix juste un petit discours de présentation, appel des gagnants pour venir chercher leur trophée et petits remerciements des gagnants. Il fallait vraiment connaître les artistes proposés pour pouvoir avoir un jugement sur leurs mérites à recevoir cette récompense.

Catégorie – Gagnants
Album – Taïro et Lord Bitum (absents)
Artiste – Yaniss Odua (absent)
Artiste Vétéran – Shabba Ramses
Clip Vidéo – Yaniss Odua (absent)
Danseur – M.I.B
Danseuse - Leeyah
Radio Fm / web – Party Time
Soirée - Paris jugglin’ party
Selecteur – Greg lion
Site Web – Party Time

La remise des prix se termine et heureusement l'un des gagnant osera faire une prestation live. C'est le vainqueur de la catégorie Vétérans Shabba Ramses ! Peut être plus d'expérience que la jeune génération ? Mais bien dommage qu'aucun des autres récompensés ne nous donnera une vibes de leur travail, que ce soit le meilleur sélecteur ou même les meilleurs danseurs ou danseuses. Mr le président Mystone, est ce que se serait le stricly vinyl qui est la source du problème ?? No comment.

La soirée continuera avec les sounds présents qui sont encore capables de jouer en vinyl et d'ailleurs un gros big up aux deux sounds présents qui ont reçu une récompense : Drums Song qui est l'organisateur des Paris Jugglin'party ainsi que Mr Tarzan sélecteur du sound Soul Stéreo mais aussi représentant de Party Time ce soir.


Une fois les remises faites, la salle se vide et on se retrouve en petit comité pour entamer la dernière partie de cette soirée. C'est parti pour des vibes early digital entre A.O.B et nous, quelques galettes chacun comme à nos habitudes quand on se retrouve en comité réduit.

Que penser de cette soirée ? Fut – elle agréable pour les massives ? Je n'ai pas les réponses mais le fait est que l'affiche n'a pas rempli une péniche. Les auditeurs de Dancehall Echo ont-ils fait le déplacement vu que théoriquement ils représentent la majorité des votants de cette soirée et qu'il n'y aurait pas de retransmission radio ?

Je pense qu'en tant que sound animateur de l'événement, nous avons tous fait notre travail. Reste à voir l 'évolution du concept pour Mystone pour qu'il soit à la hauteur des récompensés et surtout à la hauteur que le reggae mérite.

dimanche 28 décembre 2014

Mr Vegas


Généralement à l'approche des fêtes de fin d'année, il n'y a pas trop de soirées à l'affiche. C'est donc une bonne surprise de voir que 2gether Promotion, ceux qui avaient produit Jah Cure au Next Club, mettent cette fois à l'affiche Mr Vegas en show live sound system en before du jour de l'an.

Je reste sur un bon souvenir de leur dernière programmation et c'est donc confiant que je me rends à La Taverne, salle qui peut contenir plusieurs centaines de personnes avec une sensation beaucoup moins "fun" qu’au Next Club.
Dès mon arrivée, la première chose qui me frappe c'est la mauvaise qualité de la sono qui me fait chercher la meilleure place afin d'apprécier au mieux la suite de la soirée. Je retrouve les deux mêmes dj's aux commandes du warm up de Mr Vegas mais à la différence de leur dernière prestation, ce sont des morceaux très hip hop qui sont joués et très peu de sons en rapport avec l'artiste à l'affiche.

La salle se remplit doucement mais l'ambiance est plutôt tendue. Dans l'espace fumeur, j'assiste même à une chiffonnade entre filles et les esprits semblent déjà bien alcoolisés ; les videurs ne semblent pas prêts à rester passifs.

















Le warm up s'éternise et Vegas est enfin annoncé. Fausse joie ! En faite, c'est son soit disant sélecteur officiel qui prend place pour nous donner un second warm up afin de peut être calmer et cette fois donner des bonnes vibes aux massives un peu trop chaud à mon goût. Le style jamaïcain y est ; cependant c’est encore la déception d'entendre les sélections bateaux, mille fois entendues mais qui, à ma grande surprise, ne lasse pas le public. 


Enfin Mr Vegas est autorisé à monter sur scène entouré de videurs et de ceux qui me semblent être son tourneur et son manager. C'est avec un enchainement de gros hits que Vegas vient saluer les massives qui, déjà bien excités, font monter la pression. C'est d'ailleurs sous pression que Vegas stoppe sa prestation et se plaint de la sono. Il y a du Larsen et les riddims saturent. Une horreur !
Il fera comprendre verbalement à plusieurs reprises à l'organisateur qu'il n'apprécie pas les conditions dans lesquelles il doit se produire, mais se résigne à faire avec… C’est donc une prestation en demi teinte à laquelle j'assisterai ce soir. Malgré les problèmes techniques, j'ai trouvé que Vegas prouve qu'il est un vrai showman et surtout un singjay qui peut performer aussi bien en sound system qu'en live. J’ai bien senti aussi qu'il ne donnerait pas le maximum dans de telles conditions. La parenthèse qui le fit sourire est la petite battle que se sont données deux filles du public pour savoir laquelle Mr Vegas désignera avoir le mieux winer avant de dire au revoir aux massives après 1h de show. 

















Les dj’s reprennent la suite, fidèles au warm up qu’ils avaient fait, c’est à dire hors sujet par rapport à la tête d’affiche. Je me dirige donc vers la sortie mais je dois avant laisser passer deux videurs portant quelqu'un qu'ils ne souhaitaient certainement plus voir dans l'établissement. Ça résume bien l’esprit de la soirée…


Dommage d'avoir une bonne affiche comme celle-ci pour les fêtes et d’avoir à subir une mauvaise ambiance causée par une minorité de gens qui ne savent faire la fête qu’en se faisant remarquer. Je rentre déçu d'avoir cru retrouver les mêmes vibes qu’à Jah Cure. 

dimanche 23 novembre 2014

Jah Cure

Qu'est ce que j'apprends ? L'artiste Aïdonia s’est produite à Toulouse le week-end dernier. Pourquoi n'en n'ai-je pas eu l'écho ? En fait, le producteur de ces soirées programme aussi des soirées antillaises et n'ont pas le même réseau que les différentes soirées reggae sur Toulouse. Pourtant, il produit la majorité des artistes dancehall du moment que l'on ne voit jamais à l'affiche dans les salles habituelles. Le week-end suivant, c'est le tour d'un artiste qui marche bien en ce moment et qui n'est ni un artiste stricly dancehall, ni un débutant dans le reggae business. Il s'agît de Mr Jah Cure que je n'ai encore jamais vu en live.





Donc rendez-vous à l'entrée du Next Club. C’est une ambiance très antillaise qui m'attend, avec des massives plutôt bien habillées pour un événement reggae, des videurs qui pratiquent une fouille musclée sans pour autant interdire les baskets et un vestiaire obligatoire pour tout le monde à 2 euros. 

















Une fois dans la salle, c'est un endroit agréable, une sonorisation qui me satisfait pour une boîte de nuit. Jah Cure est annoncé vers 2h30 mais pour le moment ce sont deux dj's qui ambiancent les massives sur des sons de différentes styles : que ce soit du dancehall local, du dancehall jamaïcain du moment, en passant aussi par du zouk voire zouk love et hip hop. Tous les styles sont mixés à cent à l'heure mais parfaitement adaptés pour prendre de gros forward mérités ! Je suis surpris de voir que le public est très connaisseur de la plupart des morceaux joués et les chante parfaitement. 


Il est prêt de 4h00 quand, enfin, Jah Cure se présente sur la scène devant une barrière féminine pour l'accueillir. Impressionnantes ! Ce tout petit homme qu'est Jah Cure avec une voie fébrile essaie de couvrir et satisfaire les cris de ses groupies. L’enchainement des différents hits du moment n'arrange en rien l'excitation de ses fans. Au fil du show, sa voix chauffe et devient bien plus rock et claire… Il place de temps à autre un de ces vieux hits parmi les récents mais malheureusement sa voix ne tiendra pas longtemps et faiblira de nouveaux après quelques titres. 45 min de show qui semble court mais qui me satisfait pour justement ne pas être déçu. La dance sera reprise par les Dj's avec une sélection plutôt roots. 

















Après les habituels sound systems dans les bars, je dois avouer que c'est agréable de passer une soirée reggae club dans cette vibes fun et chic qui fait partie de la culture dancehall.


dimanche 6 juillet 2014

Gwaan pour la 3ème décennie !




Aujourd'hui samedi 5 juillet, c'est le 20e anniversaire du plus vieux disquaire stricly  reggae music encore en activité en France ! C'est donc une bonne occasion de venir découvrir ou de débuter la soirée dans l'antre du fameux DubWize shop où est réuni le noyau dur de l'équipe du Scalawax sound: the Godfather Rico, Mad JM, the Warrior Nanard et moi même, avant de rejoindre la péniche pour le reste de la nuit.
Cet endroit se trouve sur les bords de Seine du côté de Bercy. Les gens n'ont plus qu'à venir accoster celle-ci et de profiter du joli cadre de cette péniche sur deux étages.
Je ne vais pas faire un article sur le déroulement de la soirée mais plutôt un Big up à tous les amis qui ont répondu présent.


Mon premier big up va aux massives qui ont du attendre un peu avant de pouvoir entrer, causé par des retards dans l'organisation légendaire du Scalawax crew.
C'est par contre devant la sono installée et contrôlée par Mr Stiff, l'ingénieur des premières heures du Scalawax, que les premiers arrivants peuvent enfin commencer la fête. 
Pour ouvrir cet anniversaire, c'est Heartikal sound qui nous fait le plaisir de prendre les commandes des platines stricly vinyl ! Que de chemin pour Mr Sergio depuis ces visites au magasin avant les fameuses soirées Panamafrika. Big man now Mr Sergio.
Le sélecteur suivant fait partie de l'autre sound system français du moment, Soulstéréo. Que de souvenirs et de bons moments passés avec Mr Reecko chez DubWize avant de finir la soirée à l' Eurobar. Big up real friend Reecko. Le petit jeune de l'équipe Soulstéréo mais qui n'est plus à présenter prend la relève pour donner les vibes. The king of the jungle ! Mr Tarzan ! Combien de fois croisé dans les différentes boutiques et qui deviendra vendeur du Blue Moon de République aux cotés de Mr Bruno. Long time ces souvenirs. 
Quel plaisir d'avoir la présence du Bababoom sound avec Mr Snipe que j'ai lui aussi souvent croisé dans les boutiques et avec qui j'ai partagé les platines dans de nombreuses soirées. Respect PapaSnipe.
Un autre sélecteur avec lequel le Scalawax a souvent partagé les platines, c'est Mr Mystone qui a fait ces classes chez nous que ce soit dans les soirées comme dans les bacs de vinyl bien avant d'être l'animateur de radio qu'on connaît sur Radio Aligre, Dancehallecho. Thanks Mystone.
C'est le tour du dinosaure Mr AB qui pour moi reste l'incontournable Mr Abraham  toujours présent dans l’atmosphère des sounds et de celui de DubWize. Merci l’ancien.
Celui qui prendra le relais est l'un de ces habitués des fermetures de DubWize, c'est Mr Dockez,  toujours un plaisir de partager des soirées ensemble. 
Merci à Big Puppa Belly qui nous a si souvent sonorisé des événements Scalawax et qui est venu donner une vibe ce soir. Large up Puppa.
Le sound suivant ne fait pas partie de nos plus vieilles connaissances mais il est est un incontournable de la scène reggae parisienne et du DubWize Shop, ce sont les deux frères d' Izaboo. Big up pour leur travail, toujours à acheter du vinyl et avec leurs mix de plus en plus affûtés.
Un grand merci au DeltaForce sound from Japan, la touche internationale de la soirée, humble, efficace, pointue, carrée qui attire la curiosité et le respect.
Pour finir les big up de tous les sounds présents pour l'anniversaire de DubWize, c'est le sound militant A.O.B qui vient nous faire le plaisir d'animer cette fin de soirée et nous offrir une agréable surprise par le cadeau d'un DubPlate spécial de Mr Camillo dédicacé spécialement pour notre anniversaire! Vraiment Nuff respect à Mr Fab, Mr Sammy et tout le crew d' Attack On Babylon pour la surprise et pour les vibes. 


Je n'oublie pas de remercier aussi les artistes live, chanteurs comme dj's. Lt Malo qui venait prendre le micro dès les premières soirées du Scalawax. Respect Lieutenant. Docteur Jim, pionnier du Blues Party sound avec qui les vibes et le temps ont fini par nous faire partager des scènes ensemble. Big up Junior Jim. Respect Professeur Liv'high, pour sa bonne humeur légendaire, et Sista fleur pour sa touche féminine.

L'atmosphère et l'esprit du Scalawax sound ont bien été partagés par tous ces sounds. 

Une soirée qui nous motive à continuer à vouloir défendre nos valeurs et à donner encore et encore de bonnes vibes.

jeudi 3 juillet 2014

Soundball Contest Foot 6

A tous les massives qui se sont déplacés pour le Soundball 6/2014, un grand remerciement et big up. Déjà, il fallait se lever un dimanche matin, premier test ! Après il faut mettre la tête par la fenêtre pour voir qu'il pleut grave et dire qu'il faut y aller parce que c'est prévu ainsi,voilà ce qu'ont fait ces guerriers là.

8 Sounds étaient présents, quelques Sounds ont annulé. Étaient là: Drum Sound / RBH / BLB radio Sound / Zion Free / Yes we sound / 3rd clan / Jamaican Strikers. Il y a eu deux coupures d' au moins 20 min à cause de la pluie, sinon on a vu le soleil ,il y a eu de belles éclaircies, ma parole !!

Ce Soundball 6 a vu la victoire du 3rd Clan, face au redoutable Zion Free. Le Rohnny Road n 'a pu défendre son titre, le reste du crew est au Brésil en ce moment, mais en bon capitaine Rohnny était là, a set up les matchs.

Beaucoup de massives sont arrivés nous supporter dans l'après-midi, l 'ambiance était au rendez-vous. 


Encore merci, et on se voit tous le Samedi 5 Juillet sur la péniche pour la remise des prix, et célébrer notre anniversaire. On compte sur votre présence !

Rico