lundi 26 août 2013

Happy Birth'tom




L’été est synonyme de festivals. Cette année (comme les précédentes), c’est au Rototom que j’irai car il est pour moi je plus important festival de la saison. J’y rejoins la Scalawax team où nous tenons encore une fois un stand de disques.

Cette année, c’est le vingtième anniversaire du festival Rototom Sunsplash avec pour exclusivité européenne Damian Marley.

Les shows se dérouleront sur 5 scènes :

  • Main stage : la scène principale. Sur les 8 jours de festival, mes immanquables ont été :

- Protoje : un artiste frais qui sait rester authentique. Il est un bon ambassadeur du reggae roots.
- Mr Vegas : il a su retracer sa carrière avec brio. Un super show pour ceux qui découvrent l’artiste et pour les addicts.
- Ce’cile : elle est la touche féminine du Rototom. Un bon aperçu du reggae nouvelle génération au féminin.
- Gyptian : agréablement surpris par son show malgré quelques craintes au départ.
- U Roy : le doyen des DJ’s en pleine forme sur scène qui fait plaisir à voir et surtout à entendre.
- John Holt, Leroy Sibbles et Horace Andy (remplaçant Anthony B) : les trois shows ont été backés par le We The People band de Lloyd Parks. Un come-back dans les vibes de l’âge d’or.
- Misty In Roots : un réel plaisir de voir le retour de ce groupe anglais mythique.
  

Il y a quelques shows qui m’ont cependant laissé sur la réserve :

- Alborosie : déçu par la prestation live présentant son nouvel album. Peu d’énergie reçue.
- Richie Spice : toujours le même souci de décalage entre ses productions et ses prestations scéniques.
- Busy Signal : il est l’artiste qui ne devait pas se rater au vu de son succès. Malheureusement, il m’a semblé plus « busy » sur les morceaux que « signal ». Un sentiment de show sans harmonie entre les musiciens et l’artiste avec un public qui n’a réagit que pour son méga-hit Watch out for this.
- Damian Marley : un public euphorique à l’idée de voir l’artiste, une première partie laborieuse de Wayne Marshall et un Damian Marley avec une énergie approximative (beaucoup de blancs, des lyrics difficiles à tenir et des musiciens peu convaincants pour un artiste d’une telle renommée).




















  • Dancehall : c’est à cette scène que j’allais après la fermeture de la scène principale à 3h. La sono était à la hauteur d’une vraie ambiance sound system plein-air.

- Rory Stone Love : c’est mon coup de cœur du Rototom 2013. Une façon de jouer fluide et des sélections qui correspondent à tout ce que j’aime.
- Mighty Crown : c’est la japan touch en action. Une présence, de l’animation et de l’énergie au rendez-vous.
- Black Chiney : c’est l’esprit du sound system à la sauce américaine. Efficace.
- Sentinel et Silly Walks : Deux sounds allemands trop formatés à mon goût.
- Clash Ricky Trooper vs Tony Matterhorn : c’était l’évènement de la scène dancehall. Des arguments peu percutants et répétitifs qui se limitaient à « baby selecta » et à « cracked selecta ». Une victoire peu glorieuse du jamaïcain Ricky Trooper.
  • Dub Station : Là aussi une sono adaptée avec en plus une disposition en cercle qui permettait une ambiance stepper. Je suis assez peu allé voir cette scène et c’était à chaque fois pour voir des sounds systems reconnus : Iration Steppas, Channel One, Jah Tubby’s et Aba Shanti I. J’ai été satisfait à chacun de mes passages.
  • Showcase Club : Je n’ai vu qu’Exco Levi qui aurait mérité un passage sur la Main Stage car il est un artiste montant au même titre que Protoje, et Lion D qui a donné une prestation agréable.
  • Ska Club : Big up à Fatta du Soul Stéréo sound qui a clôturé ces 8 jours de festival.


Bilan : Ce vingtième anniversaire du Rototom Sunsplash est pour moi une réussite. Je conseille à tout le monde de vivre le Rototom tout d’abord pour le reggae mais aussi pour … 




























… son spirit. 

mercredi 3 juillet 2013

Tarrus Riley

S'il y avait bien un concert à ne pas rater pour tous les toulousains fans de reggae, c'était celui de l'artiste montant Tarrus Riley au Connexion Café. Malgré un prix d'entrée légèrement supérieur à la normale pour le public toulousain, il est l'un des artistes les plus prometteurs de la scène new roots du moment.

L’artiste est venu avec le band au complet Dean Fraser le saxophoniste, 2 guitaristes, des chœurs. Tout ce qu’il faillait pour passer une bonne soirée.

L’ambiance a été au rendez-vous, beaucoup d’énergie et de hits. Un point négatif : Tarrus Riley et Dean Fraser ont trop voulu faire participer le public et, pour ma part, une trop longue session où l’artiste et son saxophoniste jouaient à se répondre l’un à l’autre.

C’était un concert à ne pas louper. Pour avoir vu Tarrus Riley dans des festivals, je suis ravi de l’avoir vu dans une « petite » salle. 

samedi 22 juin 2013

Fête de la musique 2013 « Tribute to Kikos »


Comme tous les ans au Hustler corner, le rendez-vous incontournable pour ceux qui aiment le reggae underground avec toujours un concept d’open-platines et toute la team du Scalawax and friends.

Particularité cette année, un hommage à Kikos. Toutes les personnes qui sont venues jouer ce soir ont connu Kikos de près ou de loin.


Merci à tous, d’avoir ambiancer comme toujours la rue Bellot et de contribuer à cette ambiance typique qui représente bien le Scalawax sound.




samedi 15 juin 2013

Vort'wax


A Hustler (rue Bellot dans le 19e arr. de Paris), nous avons eu le plaisir de recevoir Drum Sound les organisateurs de l’évènement Sound System Meeting part.3  ainsi que AOB et Izaboo Sound pour manger avant la soirée : rien de mieux pour s’ambiancer avant d’aller au Vortex Club.

Le Vortex Club est une petite boîte de nuit avec un service d’ordre strict car, malgré que nous soyons les acteurs de la soirée, nous nous sommes fait fouiller jusque dans la box de disques.

L’expérience des sounds a fait que chaque style était représenté : du ska au new-roots en passant par le early digital. En fin de soirée, c’est au tour de Scalawax pour une heure et demie de bonnes vibes, nous avons joué un concentré des hits dancehall  90-95’s.

Big up à Drum Sound pour l’organisation et à tous les sounds pour le bon esprit.


lundi 3 juin 2013

Abyssinians

Ce soir j'assiste à mon premier vrai concert sur Toulouse. C'est le groupe vétéran abyssinians qui se produit au Connexion Café avec le trio original backé par un band 100% jamaïcain.

J'arrive juste au début du show sans avoir vu la première partie. La salle est déjà remplie et l'ambiance est plutôt chaleureuse. C'est sur une toute petite scène que les quatre musiciens et les trois chanteurs donneront leur performance.

Dès les premières notes, c'est un effet de clarté sonore qui me fait retourner dans l'ambiance de l'âge d'or des concerts reggae roots. Le groupe reproduit incroyablement les riddims des morceaux de l'époque malgré l'importance des cuivres sur la majorité de leurs titres phares, c'est au synthé qu'ils seront remplacés de façon très proche. Tous les hits du groupe seront enchaînés avec une puissance qui ne laissera pas le public passif.

Je suis envouté d'entendre avec quelle facilité leur répertoire se déroule avec des morceaux tels que : Abendigo,  Ym mas gan et Prophecy qui mettrons instantanément les vibes. Leurs voix sont toujours aussi harmonieuses, les membres du trio se relayeront à la place du lead vocal selon les titres. De la pure roots musique !

C'est sur leur hymne qu'ils finiront leurs 2 heures de show et enflammeront une dernière fois le Connexion Café. Le SATTA MASSA GANA  interprété dans trois versions : la version originale, la version psalm et une terrible version percussion qui clôturera la soirée sur une acclamation que je n'avais pas entendu depuis longtemps.


Respect pour ce moment qui me confirme que le reggae roots des années 70-80 peut être encore joué comme à l'époque et qui, j’espère, inspirera la génération montante.

lundi 27 mai 2013

R.I.P.



Cette article vient rendre hommage à l'un des membres fondateur du Scalawax sound system, ainsi que co-fondateur du Dub Wize records shop. Il était par dessus tout un passionné de reggae.

J'ai eu l'honneur de faire sa connaissance en 1991 à la boutique qui était à l'époque à Nation. Ce vendeur avait ni la langue de bois ni la langue dans sa poche. Sa franchise et ses opinions musicales en faisaient un personne à part entière. Il reflétera cette ambiance incomparable qu'on ne pourra trouver qu'à Dub Wize et dans aucun autre disquaire.

En tant que sélecteur, il signera aussi sa marque en jouant des sessions bien préparées et très pointues. Il plaçait toujours des pièces collectors, souvent early digital ou rub-a-dub. Il a grandement contribué au succès de Scalawax. Le sound était à son apogée lorsqu'il le quitta en 1998 en même temps que Dub Wize.

Le reggae français a perdu un acteur qui a marqué son époque et certains des sélecteurs de la génération suivante.

C'était Kikos, disparu le 6 mai à l'age de 50 ans.

Repose en paix . Scalawax entretiendra ta mémoire.

Biglee