mercredi 3 juillet 2013

Tarrus Riley

S'il y avait bien un concert à ne pas rater pour tous les toulousains fans de reggae, c'était celui de l'artiste montant Tarrus Riley au Connexion Café. Malgré un prix d'entrée légèrement supérieur à la normale pour le public toulousain, il est l'un des artistes les plus prometteurs de la scène new roots du moment.

L’artiste est venu avec le band au complet Dean Fraser le saxophoniste, 2 guitaristes, des chœurs. Tout ce qu’il faillait pour passer une bonne soirée.

L’ambiance a été au rendez-vous, beaucoup d’énergie et de hits. Un point négatif : Tarrus Riley et Dean Fraser ont trop voulu faire participer le public et, pour ma part, une trop longue session où l’artiste et son saxophoniste jouaient à se répondre l’un à l’autre.

C’était un concert à ne pas louper. Pour avoir vu Tarrus Riley dans des festivals, je suis ravi de l’avoir vu dans une « petite » salle. 

samedi 22 juin 2013

Fête de la musique 2013 « Tribute to Kikos »


Comme tous les ans au Hustler corner, le rendez-vous incontournable pour ceux qui aiment le reggae underground avec toujours un concept d’open-platines et toute la team du Scalawax and friends.

Particularité cette année, un hommage à Kikos. Toutes les personnes qui sont venues jouer ce soir ont connu Kikos de près ou de loin.


Merci à tous, d’avoir ambiancer comme toujours la rue Bellot et de contribuer à cette ambiance typique qui représente bien le Scalawax sound.




samedi 15 juin 2013

Vort'wax


A Hustler (rue Bellot dans le 19e arr. de Paris), nous avons eu le plaisir de recevoir Drum Sound les organisateurs de l’évènement Sound System Meeting part.3  ainsi que AOB et Izaboo Sound pour manger avant la soirée : rien de mieux pour s’ambiancer avant d’aller au Vortex Club.

Le Vortex Club est une petite boîte de nuit avec un service d’ordre strict car, malgré que nous soyons les acteurs de la soirée, nous nous sommes fait fouiller jusque dans la box de disques.

L’expérience des sounds a fait que chaque style était représenté : du ska au new-roots en passant par le early digital. En fin de soirée, c’est au tour de Scalawax pour une heure et demie de bonnes vibes, nous avons joué un concentré des hits dancehall  90-95’s.

Big up à Drum Sound pour l’organisation et à tous les sounds pour le bon esprit.


lundi 3 juin 2013

Abyssinians

Ce soir j'assiste à mon premier vrai concert sur Toulouse. C'est le groupe vétéran abyssinians qui se produit au Connexion Café avec le trio original backé par un band 100% jamaïcain.

J'arrive juste au début du show sans avoir vu la première partie. La salle est déjà remplie et l'ambiance est plutôt chaleureuse. C'est sur une toute petite scène que les quatre musiciens et les trois chanteurs donneront leur performance.

Dès les premières notes, c'est un effet de clarté sonore qui me fait retourner dans l'ambiance de l'âge d'or des concerts reggae roots. Le groupe reproduit incroyablement les riddims des morceaux de l'époque malgré l'importance des cuivres sur la majorité de leurs titres phares, c'est au synthé qu'ils seront remplacés de façon très proche. Tous les hits du groupe seront enchaînés avec une puissance qui ne laissera pas le public passif.

Je suis envouté d'entendre avec quelle facilité leur répertoire se déroule avec des morceaux tels que : Abendigo,  Ym mas gan et Prophecy qui mettrons instantanément les vibes. Leurs voix sont toujours aussi harmonieuses, les membres du trio se relayeront à la place du lead vocal selon les titres. De la pure roots musique !

C'est sur leur hymne qu'ils finiront leurs 2 heures de show et enflammeront une dernière fois le Connexion Café. Le SATTA MASSA GANA  interprété dans trois versions : la version originale, la version psalm et une terrible version percussion qui clôturera la soirée sur une acclamation que je n'avais pas entendu depuis longtemps.


Respect pour ce moment qui me confirme que le reggae roots des années 70-80 peut être encore joué comme à l'époque et qui, j’espère, inspirera la génération montante.

lundi 27 mai 2013

R.I.P.



Cette article vient rendre hommage à l'un des membres fondateur du Scalawax sound system, ainsi que co-fondateur du Dub Wize records shop. Il était par dessus tout un passionné de reggae.

J'ai eu l'honneur de faire sa connaissance en 1991 à la boutique qui était à l'époque à Nation. Ce vendeur avait ni la langue de bois ni la langue dans sa poche. Sa franchise et ses opinions musicales en faisaient un personne à part entière. Il reflétera cette ambiance incomparable qu'on ne pourra trouver qu'à Dub Wize et dans aucun autre disquaire.

En tant que sélecteur, il signera aussi sa marque en jouant des sessions bien préparées et très pointues. Il plaçait toujours des pièces collectors, souvent early digital ou rub-a-dub. Il a grandement contribué au succès de Scalawax. Le sound était à son apogée lorsqu'il le quitta en 1998 en même temps que Dub Wize.

Le reggae français a perdu un acteur qui a marqué son époque et certains des sélecteurs de la génération suivante.

C'était Kikos, disparu le 6 mai à l'age de 50 ans.

Repose en paix . Scalawax entretiendra ta mémoire.

Biglee

dimanche 5 mai 2013

Sound'athlon

A mon arrivée sur Toulouse, les événements reggae me semblaient tourner au ralenti. Mais plus l'été approche plus la scène toulousaine ne cesse d'augmenter. Ce week-end pas moins de neuf soirées sur deux jours. Toujours curieux de mieux connaître le mouvement reggae toulousain, je vais essayer d'en faire un maximum et vous faire partager mes vibes.

Vendredi 3 mai : ready pour un triathlon de sound system !

Je débute par le bar Le Petit Voisin où le crew du Supa Vybz sound se produit. J'arrive tôt et je descends dans une place encore vide. Pourtant le son joue fort et à un rythme soutenu. Ce sont des sélections roots qui tournent, légèrement désordonnées passant des 90's à des tunes récentes sans s'occuper d'une chronologie mais bien mixées. Cependant, les différents styles (roots & dancehall) sont bien respectés avec des sessions organisées avec des MC francophones qui n’animaient qu’en anglais avec beaucoup de "blood clat". C'est dommage. Petit à petit, les massives arrivent dans une ambiance pas très souriante et à l'heure où je décide d'attaquer la suite de mon programme je laisse un PV à moitié rempli mais pas encore chaud pour winer sur des sélections toujours aussi rapidement enchaînées.

Direction Le Modjo pour une soirée appelée : Back to the roots. C'est le contrôle musclé d'un des videurs de la discothèque qui m'accueillera, vestiaire obligatoire et sortie définitive, ça continue dans une ambiance badman ! L'endroit, lui aussi, est assez vide et c'est un DJ qui toast sur une version dancehall que je découvre. L'ambiance semble meilleure, la plupart des gens dansent et ont le sourire. Le temps d'aller visiter l'espace fumeur et de saluer les quelques personnes que je connais, c'est maintenant le sound Dreadsquad de Pologne qui a pris le contrôle des platines avec un style drum&bass, jungle et limite électro. Je me demande si l'organisation ne c'est pas trompé sur le thème de leur affiche… Rien qui ressemble à un retour aux racines même si les sélections du Dreadsquad sont souvent des remix de vieux morceaux reggae roots très bien enchaînés. Ils sont sur des versions instrumentales qui ne donnent pas cette ambiance roots annoncée. Le DJ suivant jouera des sélections encore plus drum&bass électro sans plus aucune connotation reggae. Trop dur pour moi de rester plus longtemps. Un big up au sélecteur K-yam que j'ai loupé et qui a peut être joué des sons plus oldies.

Ma dernière étape pour cette nuit sera La Dernière Chance. Le comité d’accueil est une cavalerie de cup’s qui semblent régler une bagarre qui a eu lieu dans le bar. Malgré l’effervescence devant l’entrée, on me conseille de me glisser le plus rapidement possible à l’intérieur qui est une véritable fournaise ! Je n’ai pu voir qu’I-Station. L’endroit est bondé et leur (propre) sono me donne de bonnes vibes. Le sound n’a joué que du roots stepper mais cela clôture bien ma soirée.
Samedi 4 mai : encore 3 soirées à parcourir.

Je commence par une soirée organisée dans la cour du musée des Abattoirs. Le succès est au rendez-vous au vu du monde qui attend pour entrer. Quel plaisir de voir Channel One avec son mythique MC MickeyDread en plein air à Toulouse, pleins de bonnes vibes !

Ensuite, je me dirige vers le PV. Big up à Flo qui ambiançait avec des remix malgré le peu de massives comparé aux Abattoirs.

Enfin, je devais retourner au Modjo voir les sounds Mighty Earth et Irie Ites animés par Trevor Sax, fameux MC de Saxon Sound (UK) mais j’apprends que la place est vide car tout le monde est à l’after du Toulouse DubClub #8 sur une péniche. L’un est vide, l’autre est saturé ; je décide donc de rentrer chez moi.


Bilan du sound’athlon : difficile de choisir où aller au vu de la quantité de soirées. Il fallait être au bon endroit au bon moment.

vendredi 26 avril 2013

D'la dynamite !

Jeudi 25 avril, ce soir je vais voir DERAJAH & ILEMENTS à la Dynamo à Toulouse. Pensant avoir le temps de prendre ma place, je me fais encore avoir par le timing et la billetterie sur le web est déjà clôturée. Il semble même que ce soit complet, annonçant une bonne soirée, mais je me rends tout de même à la salle à l'heure pour espérer pouvoir entrer. En arrivant, je vais saluer le soldat de BlackOut sound qui tracte devant la porte. C'est la première fois que je me rend à la Dynamo, c'est une petite salle en centre-ville de Toulouse, très agréable et intimiste.

La salle se remplit petit à petit sur des sons d'artistes du moment (Chronixx, Protoje, Tarrus Riley and more) joués en mp3 par Puppa Alex du Mighty Earth Sound. L'ambiance commencera à décoller quand il sera rejoint par Madaman MC qui essayera de faire avancer et bouger le public déjà présent et lâchera quelques lyrics.



















C'est très rapidement à mon goût, que le sound Shiva Babylon Faya prit la suite des commandes avec l'agréable surprise de débuter leur sélection avec du vinyl. Ma joie a été de très courte durée car d'une part la première sélection (Skatalites) n'arrêtait pas de sauter mais surtout ! la session de 4 ou 5 vinyles n'a servi qu'à faire patienter le public pendant qu'ils installaient laborieusement les branchements pour jouer en mp3. Une fois tout installé, ils ont pu backer Derajah.



















Je découvre cet artiste jamaïcain avec une voix rauque qui je trouve lui donne des similitudes avec l'artiste Military Man. D'un aspect plutôt froid au début, il semblera plus communicatif au fur et a mesure des morceaux grâce à l'enthousiasme du public et laissera une salle chauffée pour accueillir Ilements.

Un Big up à Guillaume du Street Rockaz qui a produit l'album d' Ilements dont il m'avait fourni une copie. Cela m'avait permit de me faire une idée sur cet artiste et donné envie de découvrir sa performance live. C'est d'ailleurs par le titre le plus roots de l'album 'weh dem a fell like' qu'il commença son show suivi par les autres titres qui firent leur effet sur un public convaincu par son flow. Je l'ai trouvé proche de celui du DJ Jah Mason. Il a ensuite enchaîné avec des morceaux posés free style sur différentes versions classics mais aussi hip-hop. Il sera rejoint par Derajah et Madaman pour des trios qui feront jump les massives et tous les trois accueilleront un artiste de la foule pour lui ouvrir le micro le temps d'un lyrics. Big up pour ces pures 'jam vibes'.

C'est le retour du Mighty Earth Sound qui clôturera cette soirée par une impressionnante sélection de Dub Plate stricly fondation (Steel Pulse, Abyssinians, Max Roméo and more). Puppa Alex aura du mal à s’arrêter malgré les multiples annonces de last tune de Madaman MC.

Encore une très bonne soirée où l'on sent les vibes passer entre les massives présents mais aussi avec les artistes qui se sont montrés accessibles pour ceux qui voulaient échanger quelques mots après le show.

C'est ça le reggae.