samedi 3 mai 2014

Exodus Toulouse Festival


Cette année est la première édition de l'Exodus festival à Toulouse.

Au programme, quatre soirées mais je n'assisterai qu'à deux. La première soirée du festival s'est déroulée au Connexion Live. C'est Ed de Bam Salute and Friends qui a entamé la soirée avec un live simultanément diffusé sur CampusFm entre 20h et 22h. J'ai été invité par Ed à animer avec lui ce live. Le public est arrivé petit à petit. A nous deux, nous avons joué un peu plus d'une heure avec des sons plutôt roots et instrumental afin d'introduire l'arrivée de la chanteuse Alam vers 21h30.


Les auditeurs de CampusFm ont pu profiter d'une interview d'Alam avant la fin de l'émission et le début de son show. Cette première partie de soirée a été basée sur le concept radio-live.
Alam est une chanteuse bordelaise qui est accompagnée de deux guitaristes. On a pu assister à une belle prestation acoustique avec une belle voix et de bons musiciens mais cela reste pour moi sans punch et assez léger. Dommage que tout son groupe n'ait pas pu faire le déplacement... A la fin de son show, le public est réceptif mais pas euphorique.

Juste le temps de s'installer et c'est le chanteur jamaïcain Omar Perry qui continue la soirée. A la différence d'Alam, l'artiste est venu avec un groupe, ce qui fera considérablement monter l'ambiance. Les gens commencent enfin à se rapprocher et à danser. L'artiste joue de son digne héritage en reprenant des versions de son père Lee Perry, mais il garde son identité et sait être au goût du jour en toastant et chantant sur d'autres riddims propres à lui. Il a mit le feu au Connexion Live. J'ai adoré son show !

La soirée devait se terminer sur la prestation bouillante d'Omar Perry mais la direction nous a autorisé à jouer jusqu'à 2h30 car le lendemain est le 1er mai. Avec Ed, nous reprenons les platines. Dure tâche de faire rester les gens et de continuer à les faire danser. Contrairement au début de soirée qui était « radio live », là c'est sur une prestation sound-system que nous allons clôturer cette bonne soirée. Je prends la main en commençant toujours par des sélections roots avec des versions de Lee Perry chantées par différents artistes bien connus du public : Sizzla, Capleton, Yami Bolo... Toujours strictly vinyl ! Le public semble accrocher, la salle reste comble et les gens dansent. Nous avons continuer en alternant avec Ed sur des news jusqu'à des sélections hiphop-ragga.

Le quota de vibes est plus qu'atteint pour moi ! Une très bonne soirée et thanks à Ed pour son invitation.




A l'affiche du vendredi 2 mai, BlackOut sound pour le warm up puis Tuff Lions, Naâman, Johnny Osbourne et Echo Minott backés par Fatta du Soul Stéréo sound. La soirée se passe au Bikini.

Il y avait peu de gens à l'ouverture des portes. BlackOut entame la soirée avec des sélections new roots puis crescendo ils arrivent à une session dancehall alternatif qui réveillera vraiment le public du Bikini. Big up à Massa pour son énergie communicative qui a fait jump up les massives.

C'est après ce bon warm up qu'est arrivé le groupe toulousain Tuff Lions. Leur style est totalement roots, j'ai trouvé ça agréable à écouter ; avec des reprises que j'ai tout particulièrement apprécié comme « Jah works » des  Gladiators et « Exodus » de Bob Marley.


















C'est ensuite à Naâman d'arriver sur scène, il fait partie de la nouvelle scène française du reggae. Le public semblait l'attendre bien plus que moi qui le découvre seulement. L'ambiance devient plus animée, le public est plus réactif. Naâman mélange aussi bien le chant et le toast que l'anglais et le français. J'ai trouvé ça franchement efficace et agréable à écouter mais ça reste pour moi sans surprise, sans risque. La recette efficace du new roots qui marche en ce moment auprès du jeune public... Cela me laisse interrogatif sur son vécu.

Place aux artistes jamaïcains qui, pour moi, sont des valeurs sûres ! Ils sont tous les deux backés par Fatta aux platines CD. C'est Echo Minott qui débute avec ses hits des 80's. Je le trouve motivé, bien dans sa performance mais le public n'est pas aussi enthousiaste que pour Naâman. Le jeune public connaît-il Echo Minott ? Il finira son show par des sons dancehall des 90's avant de laisser la scène à Johnny Osbourne.


















Les massives ont l'air plus réceptifs et je suis surpris par sa voix qui est restée très claire malgré son age et contrairement à d'autres artistes qui ont perdu en qualité de voix au fil des années. Il enchaîne hit sur hit mais, pour moi, trop vite ! Peu d'interactions avec le public. J'ai eu la sensation que Johnny Osbourne était venu faire le boulot mais sans trop d'intérêt pour le public toulousain. Comparé à la fois où je l'avais vu à Castres, je préfère le voir avec un band plutôt qu'avec un backing sound system sans l'ambiance que représente le sound system...
Fatta du Soul Stéréo jouera vers 4h30 une dizaine de dubplates du sound pour pouvoir s'exprimer, représenter Soul Stéréo et remercier le public toulousain.


C'est le BlackOut qui clôtura la soirée mais malgré l'envie de rester, je sens qu'il est temps pour moi de partir. Cette soirée me laisse satisfait et plein de bonnes vibes.


Un bémol cependant sur appellation « festival » qui, pour moi, n'a pas été ressentie. Un festival de 4 jours en plein air avec des animations la journée, des stands et le tout au même endroit est, pour ma part, ce que l'on appelle un festival. La première édition de l'Exodus Toulouse Festival a plus été pour moi une succession de 4 soirées qui se sont déroulées dans 3 lieux différents et qui reste limité au public toulousain.

samedi 5 avril 2014

DubClub #12

Soirée Dub Club ce soir au bikini pour les adeptes de reggae stepper. C'est la partie #12 avec une affiche qui accueille deux artistes qui compléteront les sound systems : le légendaire Horace Andy qui d'après ce que j'ai cru comprendre donnera sa première prestation live sound system et le DJ Joseph Cotton qui lui part contre est un habitué de ce genre de prestation.
J'arrive sur le son de Mr Aboubakar, légendaire sélecteur et pionnier du reggae stepper sur Nantes avec son magasin et son label Zion Gate, et surtout sa propre sono artisanale. C'est d'ailleurs un son plutôt doux qui joue par rapport aux autres Dub Club auxquels j'ai déjà assisté. Mais c'est avec plaisir que j'entends des tunes bien roots coming from jamaïca, plutôt que des sélections UK et bien jouées en vinyl (ce qui deviens rare !) : Burning Spear, Pad Anthony, Mickey Dread... C'est sur le fameux tune « roots and culture » de ce dernier que la sono pourtant à mon avis en sous-régime prit le fire : fumée, étincelles et donc plus de son. Urgence il faut changer l'un des amplis.

  


Heureusement le bikini assure un ampli de réserve et le son pourra reprendre après quelques minutes. Les sélections sont agréables mais  j'ai trouvé ça un peu mou à mon goût. Fatta du Soul  Stéréo se prépare à prendre la relève, non pas pour une session mais juste pour backer les deux  artistes. Dur de voir ce sound à l'affiche sans pouvoir l'entendre dans une session. Enfin, Fatta jouera quelques tunes avant de lancer le show live en profitant pour faire un hommage au DJ John Wayne qui nous a quitté récemment et en faisant un big up à Johnny Osbourne qui officie en ce moment avec le Soul Stéréo.

 
















L'heure est venue pour les artistes de prendre le contrôle du micro. C'est Joseph Cotton qui se lance sur des versions Studio One. Il enchaîne 3 à 4 titres qui sont des adaptations de hits pas spécialement tirés du reggae et qui ne font pas un grand effet. Heureusement, c'est assez rapidement que Horace Andy prend le micro mais c'est avec déception qu'une fois encore le niveau du micro est réglé bien trop bas pour la voix d'un chanteur comme Mr Sleepy Andy et pas de réaction de la part de l'ingénieur. C'est donc un show à demi-teinte. L'intervention de Cotton pour la partie Dj sur chacun des morceaux d'Horace aidera aussi à donner plus de punch au show et rendra sa prestation bien meilleure qu'à son intro. C'est grâce aux enchaînements des plus gros hits et  riddims Studio One que les vibes montent. La salle est plutôt bien remplie et la chaleur monte. Les riddims se tournent sur la période plus rub a dub où même Horace Andy ne se souviendra plus de certains des lyrics des versions que Fatta lance. Big up pour la longueur du show, mais je n'ai pas eu les vibes que j'ai pris au festival Rototom à voir Horace Andy avec un band alors que j'étais optimiste de pouvoir entendre sa prestation en sound. Part contre, Respect pour les riddims joués par le sélecteur Fatta qui possède une quantité impressionnante de versions classiques nickel.




Retour au reggae stepper avec Dubmatix qui se met en place. Dommage que c'est en CD que la suite de la soirée va continuer. D'ailleurs la différence de sonorité se fait forcement sentir et le changement de style me donne le coup de Raymond (barre) pour cette soirée. Je pense que les puristes y ont trouvé leur compte, avec les sélections UK de Dubmatix mais il me semble sincèrement que l'organisation aurait du le faire passer avant le show des deux artistes. Respect  malgré tout à Dubmatix qui n'a pas eu le meilleur créneau pour ambiancer le public et ne m'a pas fait devenir amateur du son warrior nouvelle génération.





Le phénomène Dub Club a apporté une nouvelle vague de public dans la scène reggae en France, mais au fil des éditions perd cette identité UK d'origine. Est-ce négatif ? A mon goût oui, mais le jeune public français semble si retrouver. J'attends de découvrir la programmation de la prochaine édition.

jeudi 30 janvier 2014

Connexion idéale

Comme tous les mercredis, je me dirige en direction de la rue des lois pour l'émission Bam Salute and friends sur Campus fm, mais aujourd'hui c'est aussi pour rejoindre et accueillir Yaniss Odua qui nous offre une interview avant son show au Connexion live. 



J'ai déjà eu la chance de croiser Yaniss en région parisienne à la boutique Dub Wize lors de ses sorties et distributions de disques à l'époque ou lors de différentes sessions studio. Le temps passe vite et déjà 10 ans de carrière pour lui et un nouvel album enregistré en partie en Jamaïque avec le producteur Clive Hunt et différentes combinaisons (et pas des moindres!): Richie Spice et Tiken Jah Fakoli ; de quoi prendre des nouvelles de son actualité et sentir ses vibes avant le show.

C'est rapidement l'heure pour lui de rejoindre la salle. Après son départ, je conclus l'émission avec des sélections vinyles stricly Yaniss Odua pour motiver les derniers auditeurs à aller au concert.

A peine l'émission finie, direction le Connexion live. Je ne verrai pas la prestation de Mr Lézard car lorsque j'arrive le show de Yaniss a déjà commencé. C'est avec son groupe Artikal Band que les sons s'enchaînent. La qualité du son est correcte et la salle bien remplie, mais pas pleine. Un mix entre ses anciens titres comme "Qui est-ce qui " ou "La Caraïbe", les nouveaux morceaux de l'album "Moment Idéal", quelques titres du moment comme "Chalawa" de la compil' Génération H et même une reprise du fameux "Trench town rock" de Bob Marley. Yaniss arrive avec brio à mettre l'ambiance. Il participe vraiment avec le public en plaçant juste quelques mots avant, ou même pendant les morceaux qui interpellent et font réagir une large partie du public qui, du coup, partage ses vibes et sa bonne humeur. D'ailleurs, je ne vois pas le temps passer et c'est déjà le dernier morceau. Heureusement les cris des massives le font revenir pour un dernier titre.




J'ai passé un très bon concert qui m'a vraiment confirmé que Yaniss reste un artiste local de qualité que ce soit dans la production ou dans son expression scénique. De plus, il a une qualité que peu de gens sont arrivés à me faire aussi bien ressentir que lui: la gentillesse et la sincérité.




Big up Mr Odua

vendredi 24 janvier 2014

Restos Solidarité

Faut-il le répéter ? Le reggae n'est pas juste de la musique, il y a toujours un message derrière et ce soir, c'est clair. Aucun but lucratif, on ressent bien une solidarité générale que ce soit de la part du public mais aussi de la part des acteurs de cet événement qui ont réussi à se réunir pour l'association des Restos du Cœur.

La soirée se déroule à la Dynamo à Toulouse, le principe est simple : une denrée non périssable apportée donne l'accès au show et très vite la place se remplit. L'appel a été lancé par Puppa Alex du Mighty Earth sound et je découvre avec surprise que nombreux sont les artistes et les sounds à répondre présents. Malheureusement, la Dynamo ferme à 2h. Pour pouvoir faire passer un maximum de participants, les sélecteurs et les chanteurs changeront toutes les 20 minutes.




Line-up :

20h00 - Nissy  /  20h20 - Positive sound  /  20h40 - Guyaneez Hustler sound
21h00 - DJ Polack  /  21h20 - Don Gaucho  /  21h40 - Standtall  /  22h00 - Bam Salute
22h20 - Nuff Love  /  22h40 - Big Daddy Soob  /  23h00 - Mighty Earth  /  23h20 - Herbal
23h40 - One Blood  /  00h00 - Blackout  /  00h20 - Madaman  /  00h40 - Scalawax
01h00 - Tireless  /  01h20 - Selecta Again

L'ambiance est montée crescendo et lorsque j'ai pris les platines à 00h50, le public avait déjà brûlé plein de... calories.
J'ai débuté ma sélection avec une valeur sûre qui représente l'esprit du Scalawax et qui colle bien au thème, Concrete Jungle – Bob Marley. Big up à tous les artistes qui ont fait l'effort de jouer dans le thème.
C'était un pur plaisir de jouer à cette heure tardive devant un public survolté. C'est après 8 tunes que je laisse ma place à Tireless. Le temps passe vite...

C'est à 2 heures pétantes que les lumières de la salle se sont allumées pour nous rappeler que toute bonne chose a une fin.
Cette soirée a été un succès dans tout son ensemble : une grande générosité à l'entrée, toute la scène toulousaine mobilisée pour la cause et des good vibes avec le public.

Je souhaite que ce succès apporte à l'édition suivante un level de plus...

dimanche 5 janvier 2014

Come Inna Toul’Roots Reggae Dancehall

Le samedi 4 janvier n’est pas un samedi comme les autres. C’est la date du premier sound system de l’année 2014 mais aussi ma première prestation live sur Toulouse que j’ai rejoint depuis bientôt 2 ans. L’invitation m’a été adressée par Bisso du Blackout sound, bien connu de la scène toulousaine qui avec le Positive sound organisent régulièrement des dates dans le bar «Le Petit Voisin». Cet endroit est incontournable pour les massives reggae toulousains car de nombreux événements reggae s’y sont déjà déroulés. J’ai donc la chance et le plaisir de débuter dans un endroit qui a déjà une âme reggae.

Le PV est un bar donc il y a déjà beaucoup de monde sur place. L’accès au sound system au sous-sol est à partir de 22H30. Les sounds joueront par tranches de 30 minutes et c’est Positive sound et Bisso de Blackout qui ouvriront la dance. À ma plus grande joie, ce sont des vibes vinyles avec des bonnes tunes roots des 90’s qui donnent le ton de la soirée et qui accueillent les premiers massives qui descendent doucement dans la dance.

Vers 23h30, c’est devant un sous-sol pas encore rempli que je lance ma première sélection mais avec un public qui semble d’humeur joyeuse. Une bonne ambiance pour débuter avec une série de classiques roots pour nous rappeler le reggae de toutes les générations (Bob, Tosh, Alpha, Pablo Moses, Third World…). Je tiens à essayer de jouer le plus de styles différents pour ma première prestation à Toulouse. C’est donc crescendo que je passe à des classiques des 90’s et que je fini mon set. Je laisse les platines au Positive sound, toujours en vinyle. Big up pour le travail.

C’est le sélecteur Gwad (un des sélecteur du Blackout) qui prend les commandes pour le deuxième set du Blackout : il viendra donner des vibes bien plus actuelles, passage en Serato et avalanche de tunes ressentes : grosse sélection Stylo G (Badd, Call mi a yardie…) qui a mash up. 

Le public est bien chaud quand on me rappelle pour ma dernière session de la soirée. J’ai donc envie de garder cette chaleur avec le public et de continuer sur les vibes du reggae actuel. Je débute en Serato aussi ma sélection avec certains des plus gros hits du moment : Angola - Jah Bouks (que je n’ai jamais entendu être joué par un autre sound  toulousain !?), Damian Marley, Chronixx, Aidonia, Vybz Kartel … Puis je finis par du vinyle afin de laisser la place à l’artiste toulousain, Don Gaucho. La présence d’un artiste live complète vraiment bien l’esprit sound system pour cette première de l’année.

La soirée s’est terminée vers 3h avec un public plein d’énergie qui fait plaisir à voir. J’ai passé une très bonne soirée et vraiment je suis satisfait d’avoir commencé ma première scène toulousaine au PV.

Merci encore à Blackout pour l’invitation, big up pour l’accueil et merci à tous mes amis d’être venus me donner une force.

En espérant bientôt pouvoir rejouer avec toute l’équipe du Scalawax... 

jeudi 19 décembre 2013

Dragon Davy Tour



L’artiste Dragon Davy ex-toaster du Soundkail arrive sur Toulouse suite à la sortie le 2 décembre de son nouvel album ‘Dragon & friends’ qui comprend pas moins de 25 featurings. C’est accompagné de quatre d’entre eux que les toulousains pourront assister au concert prévu au Connexion Live. 

Avant le show, les artistes sont venus au studio de CampusFM pour l’émission Bam Salute & friends animée par Ed. L’émission avait été décalée pour l’occasion. Cependant, leur arrivée a été tardive et l’un des artiste manque à l’appel : Daddy Nuttea se reposant à son hôtel avant le show… L’ambiance était assez froide, juste un salut et food time pour tous les artistes présents. Big up à Jahdy pour sa Karibbean food tous les mercredis à CampusFM.

Il est déjà pas loin de 20h et l’interview commence enfin. Ed détend un peu l’atmosphère et les artistes nous donneront enfin des vibes en prenant le micro et lâchent un lyric chacun qui motive à aller au show.

Direction le Connexion Live. C’est juste la fin du warm up de Herbal sound qui m’accueille et très vite c’est l’artiste Ilements qui prend place sur scène. Je l’ai déjà vu se produire à Toulouse et il semble avoir quelques soucis avec sa voix que l’on sent légèrement enrouée mais je sens qu’il fera de son mieux pour assurer sa prestation. Respect Ilements.



Sir Samuel suivra avec un bon show qui, à mon avis, n’arrivera pas à faire décoller l’ambiance pourtant bonne mais avec un public qui reste observateur. La salle lutte à se remplir et Dragon Davy vient prendre le contrôle de la soirée. Son show est carré et plutôt agréable à écouter mélangeant vibrations hip-hop et ragga. Les combinaisons avec Dragon Davy nous ont fait découvrir un artiste supplémentaire à l’affiche, Milykan.


C’est avec surprise que le show de ce soir semble se finir non pas par Dragon Davy mais par Daddy Nuttea qui sera présenté comme le boss, c’est d’ailleurs l’effet ressenti à son arrivée. Les instrus joués par le selecteur pour backer Nuttea sont nettement plus clairs et puissants que pour les artistes précédents. Il y a un vrai jeu de scène auquel le public assiste : lumières, mise en scène... Le show semble millimétré. C’est efficace. Pourtant, je ne ressens pas les vibes que je pouvais ressentir à voir Nuttea à l’époque où il était encore qu’un des nombreux dj’s des sounds parisiens : High Fight et Standtall.


Cette soirée reste de très bonne qualité. Je trouve que les artistes francophones ont vraiment gagné en professionnalisme mais je reste sur ma faim. L’ancienne façon des artistes à se promouvoir avec leurs participations dans les lives sound systems me donnaient beaucoup plus de vibes que ces prestations formatées...  J’espère que les gens qui n’ont pas connu cette période ont eu moins de nostalgie que moi et qu’ils ont su mieux apprécier le bon show. Je sais que tous les artistes de ce soir n’ont rien à prouver et sont très prometteurs pour la suite du reggae francophone. Big up à leur travail.

dimanche 15 décembre 2013

Scalawax VS Attack On Babylon

C'est avec plaisir que je retrouve le fief du Scalawax ce samedi 14 décembre.
Le Dubwize "hustler" corner était l'endroit où il fallait être avant la soirée. La rencontre d' A.O.B et de Scalawax commence là-bas. C'est avec bonne humeur que l'ambiance se prépare, les fresh sélections tournent sur les platines de la boutique et la bonne odeur de la jamaïcan food fait monter les vibes. Ce soir, c'est la sagesse et la fougue qui vont se rencontrer. Juste le temps de digérer et c'est un coup de fil qui nous prévient qu'on nous attend et qu'il est déjà l'heure de nous rendre à la soirée.

Le Saint-Sauveur est déjà bien rempli à notre arrivée, c'est rapidement qu'on nous demandera de jouer. Honneur à A.O.B de lancer l'ambiance qui a débuté stratégiquement par des oldies tunes des 70's pour nous faire venir sur son chemin car c'est avec humour que les arguments viennent big up le Scalawax comme un sound vétéran. C'est ensuite à nous de prendre le contrôle des platines et de démontrer que l'ancienneté du Scalawax nous a donné l'expérience et la sagesse et, que la fougue et l'énergie d' A.O.B ne nous déstabilisent en rien.

C'est donc sur le même chemin "oldies" que nous avons commencé ce premier set, mais plus orienté 80's. Le public est déjà bien chaud pour danser et réagir sur nos sélections et l'humour des messages destinés à A.O.B. Ils ont repris les platines en suivant l'ambiance 80's que nous avions donnée et c'est toujours avec provocation qu'ils finissent leur set par un appel pour savoir si le Scalawax était toujours vivant.

C'est justement quand on nous attend pas que notre énergie se fait le plus sentir. C'est sur un set digital qu'on entame notre dernière session pour finir sur les news tunes du moment. Toujours strictly vinyl !

L'ambiance du Saint Sauveur restera chaleureuse tout au long de la soirée et ce lieu reste un endroit incontournable pour tout sound system en activité. Le public est généralement présent et actif aux messages et sélections joués. C'est un bon endroit pour savoir si votre sound est encore dans l'air du temps ou dépassé. Gros big up à Attack On Babylon pour ces bonnes vibrations et l'humour de cette rencontre. 
Une spéciale dédicace à tous les gens présents : Rico de Soul Stéréo, Loo Ranks and tous nos amis.


L'adresse du meilleur Ackee & Saltfish de Paris : https://www.facebook.com/dubwize.shop?fref=ts